Pour son ouverture, le Fonds Mercator présente le premier catalogue monographique sur Canaletto en France, et la première au monde depuis celle du Metropolitan Museum of Art de New York en 1989. Des expositions récentes, consacrées à des aspects spécifiques de son art ou simplement aux représentations de Venise, montrent clairement l’intérêt du public, notamment français, pour l’oeuvre de Canaletto.
L’ouvrage présente la figure de Canaletto et un panorama de son uvre, en suivant les différentes phases de son parcours artistique. Les peintures et dessins présentés sont choisis parmi les plus remarquables de l’artiste, pour mettre en évidence de façon claire l’évolution de son goût, ses réactions face aux évolutions artistiques et culturelles de Venise et à l’atmosphère de l’Angleterre où il travaille pendant neuf ans.
En introduction est évoquée la première activité de Giovanni Antonio Canal, connu sous le nom de Canaletto, celle de peintre de décors de théâtre réalisés en collaboration avec son père Bernardo Canal et son frère Cristoforo. Cette première section prend un sens tout particulier à Aix-en-Provence, ville où se tient chaque année le Festival International d’Art Lyrique. Des livrets d’opéra sur lesquels apparaît le nom de Canaletto sont présentés aux côtés de ses premiers Caprices, influencés par la musique, exécutés en 1720-1722, et des premières Vues de Venise, composées selon les critères de la mise en scène.
Les grandes entreprises de jeunesse de Canaletto font l’objet de la partie suivante : les vues de Venise commandées par Joseph Smith (1722-1723), Joseph Wenzel de Liechtenstein (1723) et Stefano Conti (1725-1726), sont des toiles de grand format qui témoignent de l’adresse du jeune peintre.
Le séjour de Canaletto en Angleterre, son contact avec de nouveaux paysages et avec la lumière de la Tamise, le conduisent à modifier sa palette et sa touche. Une série de tableaux et de dessins montre les nouvelles solutions adoptées pour capter l’atmosphère et l’esprit de l’Angleterre. Canaletto peint Londres et s’attarde sur le pont de Westminster, deuxième pont sur la Tamise, alors en construction. Il peint aussi la campagne anglaise, allant peut-être jusqu’aux lisières de l’Ecosse pour représenter Alnwick Castle, demeure du Duc de Northumberland.
Une section particulière est consacrée aux expérimentations techniques menées par l’artiste pendant toute sa carrière. Canaletto conçoit une manière systématique et scientifique pour retravailler les dessins réalisés en plein-air à l’aide de la camera oscura (chambre noire). L’exemplaire de camera oscura utilisée par le peintre est présenté à proximité de son fac-simile qui permet au visiteur de se rendre compte par lui-même de ce que pouvait voir Canaletto grâce à ce dispositif. La reproduction des pages de son carnet de dessins, ainsi qu’un film, montrent le travail technique de l’artiste sur la représentation des vues de Venise.
Les oeuvres exécutées après le retour de Canaletto à Venise à la fin de l’année 1755 illustrent les nouveaux centres d’intérêt de Canaletto et sa réponse au nouveau climat artistique de Venise, où Francesco Guardi (1712-1793) et Bernardo Bellotto (1722-1780) se font connaître. Une attention toute particulière est consacrée à la passion inlassable de l’artiste pour l’étude de nouveaux effets lumineux et atmosphériques.

Le catalogue accompagne l’exposition éponyme, Aix-en-Provence, Hôtel de Caumont Centre d’art, 6 mai – 13 septembre 2015

Pour son ouverture, le Fonds Mercator présente le premier catalogue monographique sur Canaletto en France, et la première au monde depuis celle du Metropolitan Museum of Art de New York en 1989.