À l’heure où la peinture victorienne jouit d’un nouvel engouement dans
les musées et auprès des collectionneurs, le Musée Jacquemart-André a
lui aussi choisi de mettre à l’honneur les grands artistes de cette période,
comme Lawrence Alma-T adema, Frederic Leighton, Edward Burne-Jones, Albert Moore ou John William Waterhouse.
Ces peintres ont en commun de célébrer la beauté féminine, comme en témoignent la cinquantaine d’oeuvres réunies pour l’exposition. Offrant un
large aperçu de la peinture britannique des années 1860 à la veille de la
Première Guerre mondiale, elles proviennent toutes de la collection de
Juan Antonio Pérez Simón, qui réunit l’un des plus beaux ensembles d’art
victorien en mains privées.
Naviguant entre Antiquité réinventée, légendes médiévales et décors au
charme tout britannique, les grands artistes de cette époque puisent à de
multiples sources d’inspiration. Sous leurs pinceaux, la femme se transforme
en héroïne antique ou shakespearienne, prenant tour à tour les traits d’une
muse, d’une enchanteresse ou d’une amoureuse mélancolique. À travers ses
mille visages, elle incarne tous les rêves victoriens.
Véronique Gerard-Powell est agrégée d’histoire et docteur en histoire de l’art.
Maître de conférences à l’université de Paris-Sorbonne, elle est spécialiste de l’art espagnol et de l’histoire du collectionnisme.
En 2003, elle a publié avec Claudie Ressort le catalogue raisonné des peintures espagnoles du Louvre.