Elisabeth Scherffig: Vitrea

David Landau & Deyan Sudjic

Elisabeth Scherffig: Vitrea

24,95

Pages

100

Dimensions

17 x 24.5

Format

Reliure cartonnée

Avec un hyperréalisme d’une qualité presque hallucinante, elle trace ce qu’elle voit à la surface des choses, révélant ainsi une dimension plus profonde et troublante de leurs qualités essentielles.

Dans cette série de dessins, elle étudie l’épaisseur du verre, la manipulation de la lumière, les modifications et les distorsions que les choses aperçues à travers le verre peuvent subir du fait de la substance elle-même. Et aussi l’impact de la lumière sur la surface du verre, où se révèlent les ambiguïtés propres à la perception. – Deyan Sudjic

Scherffig, qui expose à Londres pour la quatrième fois, est célèbre par sa capacité à se concentrer sur la matière et la forme de son sujet et à faire ressortir par le procédé élémentaire du marquage ses qualités les plus fondamentales et intrinsèques.

Par la répétition de petites marques monochromes au blanc de plomb sur du papier Arches légèrement grainé, Scherffig décrit patiemment son sujet centimètre par centimètre. La transformation du matériau dur, débris industriels, acier rouillé, verre cassé, par le blanc de plomb tendre et friable produit une image voilée, irréelle.

Les 35 oeuvres exposées ont été sélectionnées dans une longue série exclusivement consacrée au thème du verre : depuis 2009, Scherffig a réalisé plus de cinquante dessins de fragments de verre industriel, saisissant dans toute leur profondeur et leur variété les propriétés esthétiques abstraites dissimulées dans la structure de ces déchets négligés. Chez elle, le verre se définit par la lumière qui le traverse, réfractée et réfléchie en d’innombrables complexités, mais se distingue néanmoins par les imperfections individuelles et les strates propres à chaque fragment. Les images qui résultent de l’intensité microscopique de son analyse évoquent les jeux de la lumière sur l’eau, le pelage, la peau et les vortex cosmiques, mais échappent à toute lecture directe; il suit la lumière, mais le sujet est insaisissable et mystérieux. Dans les profondeurs sépias, même les rythmes prosaïques des mailles métalliques du verre armé prennent une intensité éthérée.

Née à Dusseldorf en 1949, Elisabeth Scherffig vit et travaille à Milan depuis 1970. Elle a beaucoup exposé en Europe, et ses oeuvres sont présentes dans des collections privées aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et sur le continent européen.

UGS : 220 Catégories : ,