Entre sa naissance en 1918 à Bruxelles et sa mort prématurée à l’âge de quarante-deux ans, Englebert Van Anderlecht apparaît tel un météore au firmament de l’art belge contemporain. En moins de quatre ans, il accomplit l’essentiel d’une oeuvre qui le place parmi les meilleurs inventeurs mondiaux d’une abstraction lyrique de nature gestuelle. Sa peinture devient signe de lutte, d’inquiétude et de révolte, des sentiments qui le solidarisèrent avec des artistes et des poètes qui joignaient à la force tumultueuse de ses propres réalisations des coulées de peinture et des mots chocs. En 1960, peu avant sa mort, Van Anderlecht participait à la fondation de la Nouvelle Ecole flamande.

Dans cette étude, l’auteur Serge Goyens de Heusch donne à l’artiste la place qu’il mérite dans le cadre de l’art informel, aux côtés d’un Pollock ou d’un Mathieu.