Avec des contributions de Birgit Cleppe Georges Declercq, Marie-Christine Lalemand, Pieter Uyttenhove et Anne-Laure Van Bruaene. Gand est une ville dont la longue histoire frappe l’imaginaire. Elle s’est développée à partir d’implantations celtes au confluent de la Lys et de l’Escaut. Au Moyen Âge, elle s’est sans cesse développée jusqu’à devenir la plus grande ville des Pays-Bas. Son industrie drapière lui a valu une solide réputation à travers toute l’Europe. Après une brève période calviniste, la ville est entrée dans une phase de déclin qui n’a pris fin qu’à la fin du XVIIIe siècle, lorsque l’industrie cotonnière a fait de Gand l’une des premières villes industrielles du continent. Aujourdhui, Gand est une ville prospère, notamment grâce à son port et à son université. L’ouvrage de référence Gand. Apologie d’une ville rebelle n’étant plus disponible depuis des années, le temps était venu de publier une nouvelle synthèse. “Gand. Ville de tous les temps” est bien plus q’un livre d’histoire, il s’agit d’un guide destiné à ‘lire’ la mémoire de la ville. Les auteurs utilisent l’espace urbain actuel les rues, les quatre tours et l’université mais aussi les traces typiquement gantoises d’un riche passé les Gentse Feesten, les jurons et les chansons, les Stroppendragers (porteurs de noeuds coulants) et autres légendes urbaines comme points de départ et comme aide-mémoire pour mener le lecteur dans une promenade historique à travers Gand, devenue un musée imaginaire. Cette nouvelle synthèse, richement illustrée, est éditée en trois langues. Marc Boone est historien, spécialiste d’histoire urbaine et d’histoire politique et sociale du bas Moyen Âge. Il est professeur à l’université de Gand et professeur invité à la Sorbonne, à l’École des Hautes Études en Sciences sociales et à l’université de Dijon. Il est président de la Maatschappij voor Geschiedenis en Oudheidkunde, de l’European Association for Urban History et membre de l’Académie royale (classe des Sciences humaines). Gita Deneckere enseigne l’histoire sociale contemporaine à l’université de Gand. En 1993, elle a soutenu une thèse consacrée à l’histoire sociale et à l’action collective aux XIXe et XXe siècles. Ses recherches s’attachent à des questions d’histoire du pouvoir et de l’émancipation. Elle a publié différents ouvrages consacrés à l’histoire de Belgique. Elle dirige, avec Bruno De Wever, l’Instituut voor Publieksgeschiedenis. Paraît à l’occasion de l’ouverture du musée STAM à Gand le 9 octobre 2010.