Par la sculpture, médium privilégié d’une oeuvre libre, ne se réclamant d’aucun groupe, école ou système, Jean-Paul Philippe réussit à créer une véritable archéologie intérieure où seuls les rencontres et les voyages laissent apparaître leurs empreintes. Une oeuvre qui s’adapte aussi aux contraintes de la réalisation monumentale liées à l’espace public et qui trouve là une de ses raisons d’être.

À travers un geste qui ne cherche rien d’autre que la complicité d’un regard et d’un corps, entre oubli et mémoire, pierres et papiers, absence et présence, cette oeuvre s’accomplit de l’intimité de l’atelier à l’espace public, de dessins en sculptures, de réalisations en milieu urbain – ou liées à l’environnement naturel, tel le Site transitoire.

Un ouvrage empreint de poésie où, comme dans les Marelles, le dialogue entre les oeuvres et les mots, et particulièrement ceux de Bernard Noël et d’Antonio Prete, partenaires de longue date de Jean-Paul Philippe, est omniprésent.

Paraît à l’occasion de l’exposition au Santa Maria della Scala Complesso museale de Sienne, du 13 juillet au 14 septembre 2008.

Bernard Noël est écrivain, essayiste et poète français.
Antonio Prete est professeur de littérature comparée à l’université de Sienne et auteur d’essais, de poèmes et d’ouvrages de fiction.