L’oeuvre de Jacques Jordaens (15931678), ce peintre baroque flamand, a été en partie occultée par ses contemporains Pierre Paul Rubens et Antoon van Dyck. Jacques Jordaens et l’Antiquité, qui pose un regard nouveau sur l’artiste, ainsi que sur le contexte historique de ses oeuvres, souligne sa compréhension stratégique du marché de l’art et s’inscrit en faux contre sa réputation d’artiste bourgeois limité aux scènes de genre.
L’oeuvre de Jordaens est abordée comme un exemple d’inscription de la culture classique dans la vie intellectuelle et commerciale anversoise. Jordaens était exceptionnellement doué pour transférer dans la peinture l’imagerie de la littérature classique, depuis Le satyre et le paysan jusqu’à Diogène à la recherche d’un homme. Axé sur le thème de l’Antiquité, cet ouvrage présente une centaine de tableaux, dessins, tapisseries et sculptures provenant de collections privées et de grands musées, dont
le Museo Nacional del Prado de Madrid et le Statens Museum for Kunst de Copenhague.

Joost Vander Auwera est professeur d’histoire de l’art à l’université de Gand et conservateur aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles.
Irene Schaudies est attachée scientifique aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles.

Accompagne les expositions aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles (12 octobre 2012-27 janvier 2013) / Fridericianum, Museumlandschaft Hessen, Cassel. (1er mars-16 juin 2013)