Les collections du Prince de Liechtenstein

Cranach, Raphaël, Rubens, Van Dyck, Rembrandt, Hubert Robert, Vigée-Lebrun

Sous la direction de Johann Kräftner

Les collections du Prince de Liechtenstein

39,95

Pages

160

Dimensions

30 x 24,5 cm

Format

Couverture reliée sous jaquette

Grands amateurs d’art depuis le 16e siècle, les Princes de Liechtenstein ont récemment présenté le meilleur de leur collection au Japon (Tokyo, Kochi, Kyoto), à Singapour, en Chine (Pékin, Shanghai) et à Moscou. A l’automne 2015, c’est à Aix-en-Provence, à l’Hôtel de Caumont, que les chefs-d’œuvre de la collection feront une halte, le temps d’une catalogue d’exposition de prestige.

Les collections du Prince de Liechtenstein sont l’une des plus importantes conservées actuellement en mains privées, et c’est aussi l’une des plus vivantes puisque le prince régnant actuel, Hans-Adam II, poursuit une politique d’acquisitions régulières. La sélection présentée à l’Hôtel de Caumont permettra d’appréhender le goût de cette famille princière, avec un ensemble d’œuvres du 14e au 19e siècle.

Le parcours de ce catalogue commencera avec des trésors de la fin du Moyen-Age, comme la Vierge à l’enfant (vers 1420) à fond d’or de Lorenzo Monaco. Après cette peinture spirituelle, à partir du 16e siècle, la Renaissance change les manières. La merveilleuse Venus (1531) de Lukas Cranach l’Ancien, et son Saint Christophe, ont des attitudes beaucoup plus naturelles et incarnées. L’attention des artistes se tourne vers l’être humain, comme en témoigne un beau Portrait d’homme (vers 1502-1504) par Raphaël, ou Les collecteurs d’impôt (après 1501) par Quentin Metsys. Les peintres trouvent des sources d’inspiration dans l’Antiquité, que ce soit dans la mythologie (Hans von Aachen, Diane et ses nymphes se reposant après la chasse, vers 1602) ou dans la vue contemporaine des ruines (Herman Posthumus, Paysage avec des ruines romaines, 1536).

Au 17e siècle, les artistes travaillent la lumière comme jamais auparavant. Matthias Stomer est un virtuose du clair-obscur, avec des scènes de recueillement où la seule lumière semble émaner du corps de l’enfant Jésus (L’Adoration des Bergers de Matthias Stomer, vers 1640-1650). Au contraire, ailleurs, la lumière éclate dans des couleurs stridentes et acidulées (Cristofano Allori, Judith avec la tête d’Holoferne, 1613). Rubens est un artiste majeur de ce siècle. On pourra, entre autres, admirer côte à côte Mars et Rhéa Silvia, une toile magistrale qui appartient à la collection depuis 1710, et son esquisse achetée en 1977.

Le 17e siècle est aussi marqué par la réévaluation de genres parfois qualifiés de mineurs : le portrait, la scène de genre qui dépeint un moment de la vie quotidienne, la nature morte. Là encore, la collection des Princes du Liechtenstein montrera sa richesse avec un Rembrandt précoce, Amour à la bulle de savon, avec aussi un Portrait d’homme de Frans Hals, et trois portraits de Van Dyck, ainsi que des scènes de musique et de ripailles dans la meilleure tradition flamande.

La fin du parcours sera consacrée aux 18e et début du 19e siècles. Giovanni Paolo Pannini (Caprice avec les monuments et les sculptures les plus considérables de la Rome antique, 1735) et Hubert Robert (Caprice avec le Panthéon devant le port de la Ripetta, 1761) inventent des paysages monumentaux inspirés de l’Antiquité. Joseph Vernet, quant à lui, préfère pour ses Baigneuses une vision plus exotique, marquée par la chaleur et une certaine langueur. Le parcours se clôt sur une évocation du milieu aristocratique de la Vienne du 19e siècle, à la fois intime et précieuse, fleurie et sensuelle.

Accompagne l’exposition à L’Hôtel de Caumont, 29 octobre 2015 – 13 mars 2016, Aix-en-Provence

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