“Dans le rêve je vois les bambous dormir.
Mon visiteur souhaiterait se promener dans le jardin.
Cest pieds nus que je l’accompagne.” »
– Yuan Mei, Divers plaisirs à la villa Sui

Dans la Chine ancienne, le mandarin était un homme de pouvoir chargé par l’empereur de l’administration courante des districts et provinces. Au début de notre ère, une culture intellectuelle riche et originale se développa autour de la figure du mandarin, amorçant une longue tradition d’érudition et de raffinement. C’est surtout la période fastueuse située à la fin de la dynastie Min et au début de la dynastie Qing, entre le XVIe et le XVIIIe siècle, qui est abondamment évoquée dans cet ouvrage. Les trois rêves du Mandarin croque un portrait poétique de la vie du lettré chinois, sa formation, ses rêves et aspirations, le lien qui l’unit à ses ancêtres et ses maîtres et son attachement à des objets emblématiques, des livres et des tableaux. “Le rêve du bosquet de bambou” renvoie à la conception de l’existence du mandarin, qui privilégie l’indépendance vis-à-vis du pouvoir, l’amitié entre pairs et une pratique artistique intense. “Le rêve des pruniers ombreux” illustre la vie affective des lettrés. “Le rêve du papillon”, enfin, emmène le lecteur dans le jardin du mandarin, lieu de l’intime où peuvent se déployer ses rêveries de communion avec la nature.

Accompagne l’exposition éponyme à l’Espace culturel ING, Bruxelles (22 octobre 200914 février 2010).

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En collaboration avec ING, le Capital Museum de Beijing, les Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles, le Musée Guimet, la Bibliothèque Nationale de France, le Brooklyn Museum de New York, la Sackler Gallery de Washington et l’Ostasiatiska museum de Stockholm.