L'illusion de la réalité: la peinture naturaliste, la photographie et le cinéma, 1875-1918

Gabriel P. Weisberg, Edwin Becker, Maartje de Haan, David Jackson, Willa Silvermanand et Jean-François Rauzier

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L’illusion de la réalité: la peinture naturaliste, la photographie et le cinéma, 1875-1918

39,95

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Pages

224

Dimensions

25,1 x 30,1

Format

Couverture reliée sous jaquette

En co-édition avec

Van Gogh Museum, Amsterdam

Depuis le développement de la perspective scientifique, à la Renaissance, la saisie d’images réalistes sur la toile a été une des préoccupations majeures de l’art occidental. Mais, à la fin du dix-neuvième siècle, la peinture réaliste n’a plus suffi aux artistes: ils se sont efforcés de refléter la réalité du monde qui les entourait. Les peintres naturalistes représentaient la vie telle qu’ils l’observaient, faisant appel à leur formation académique pour illustrer le quotidien.

Illusions de la réalité: la peinture naturaliste, la photographie et le cinéma, 1875-1918, publié à l’occasion de l’exposition éponyme organisée par le Musée Van Gogh à Amsterdam, se penche sur les rapports entre différentes formes d’art qui misent sur l’esthétique naturaliste. La peinture, la littérature, le théâtre, la photographie et le cinéma, ainsi que leurs interrelations, sont étudiés à la lumière du naturalisme, comme moyen de comprendre la vie des gens ordinaires à une époque de bouleversements sociaux, économiques et culturels.

Les liens culturels et technologiques entre ces diverses formes d’art apparurent dès la première moitié du dix-neuvième siècle, avec la percée de la photographie. Dans les années 1840, certains peintres commencèrent à se servir de l’appareil photographique comme d’un outil de composition. Et, au cours des années 1870, des romanciers naturalistes comme Emile Zola eurent recours à la photographie pour compléter leurs notes écrites dans la description de scènes de la vie quotidienne. De même, les pièces à sujets sociaux et culturels furent mieux accueillies au théâtre, dont le répertoire s’élargit à des drames basés sur des thèmes contemporains. L’avènement du cinéma, à la fin du dix-neuvième siècle, apporta une dimension supplémentaire à l’esthétique naturaliste, cette nouvelle forme d’art exploitant les modèles fournis par la peinture narrative à grande échelle, la photographie naturaliste et les productions théâtrales contemporaines à dimension sociale.

Dans une série d’essais, les auteurs d’Illusions de la réalité: la peinture naturaliste, la photographie et le cinéma, 1875-1918 explorent la portée internationale du naturalisme à travers une série de thèmes entremêlés. Les vies des gens ordinaires sont au coeur de l’art naturaliste, quel que soit le médium pratiqué, de sorte que les thèmes de ces oeuvres reflètent les préoccupations communes aux populations, tant citadines que rurales, d’Europe et d’Amérique du Nord. Les problèmes sociaux engendrés par l’industrialisation sont fréquemment évoqués, les solutions proposées étant de l’ordre de l’enseignement public et du renouveau religieux. Par ailleurs, les changements dus à l’industrialisation amenèrent beaucoup d’artistes à se focaliser sur la perte de la culture rurale traditionnelle, de même que sur l’agitation politique suscitée par les conditions de vie dans les usines. Bref, Illusions de la réalité: la peinture naturaliste, la photographie et le cinéma, 1875-1918 propose une nouvelle interprétation de la manière dont les artistes naturalistes tentèrent de comprendre et d’expliquer les modifications rapides et profondes de leur temps.

Accompagne les expositions au musée van Gogh à Amsterdam du 8 octobre 2010 au 16 janvier 2011 et au musée Ateneum Art à Helsinki (février-juin 2010)

L’écrivain Gabriel P. Weisberg est professeur d’histoire de l’art à l’Université du Minnesota, Minneapolis, et commissaire invité de l’exposition Illusions de la réalité: la peinture naturaliste, la photographie et le cinéma, 1875-1918.
Le Dr Weisberg est un expert internationalement apprécié de l’art du dix-neuvième et du début du vingtième siècle.

David Jackson est professeur d’histoire des arts russe et scandinave à l’Ecole des beaux-arts, histoire de l’art et études culturelles de l’Université de Leeds, où il se spécialise dans le réalisme russe du dix-neuvième siècle.

Le photographe et artiste digital Jean-François Rauzier est le fondateur du Studio Rauzier-Rivière et l’inventeur de l’hyperphoto, technique qui combine installation et photographie dans une recomposition digitale de milliers de photos.

Willa Z. Silverman, professeur d’études françaises et juives à l’Université de Pennsylvanie, est l’auteure de nombreux livres et articles sur l’histoire culturelle, sociale et intellectuelle de la France à la fin du dix-neuvième siècle.

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