L’ouvrage monumental de David Sylvester permet de mesurer l’incroyable créativité du peintre qui demeure un prodigieux inventeur poétique, sans doute le plus fécond du surréalisme international. A l’heure où le nouveau musée Magritte va ouvrir ses portes à Bruxelles, présentant environ 160 oeuvres du maître, la réédition du livre de David Sylvester, introuvable depuis plus de dix ans, est indispensable.

Commissaire de nombreuses expositions de René Magritte (parmi lesquelles
l’exposition exceptionnelle à la Tate Gallery en 1969), déjà célèbre pour ses travaux sur Henry Moore, Picasso et Francis Bacon, David Sylvester est considéré comme le meilleur spécialiste du peintre. Fidèle aux méthodes d’investigation anglo-saxonne de la critique historique, il privilégie la rigueur factuelle et la confrontation des témoignages plutôt que le
commentaire et l’interprétation des oeuvres.

Sa monographie magistrale, composée d’une quarantaine de chapitres comme autant de clefs, offre une synthèse solidement ancrée dans l’histoire de l’art, en positionnant René Magritte dans le surréalisme et l’art du XXe siècle. Elle bénéficie des fructueuses découvertes publiées dans le catalogue raisonné en 5 volumes du même auteur, paru au Fonds Mercator, et de ce fait, de vingt-cinq ans de recherches financées par la Fondation de Menil.

Réédition actualisée par le directeur des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, le professeur Michel Draguet, avec un texte qui à lui seul est à la fois hommage et programme :« “La reconnaissance infinie, René Magritte à lépreuve de David Sylvester : histoire dune rencontre improbable”.

Publié en association avec la Fondation de Menil.