Maître du paysage et principal théoricien du néo-impressionnisme, Paul Signac (1863–1935) a exercé une influence décisive sur la scène artistique parisienne au tournant du xxe siècle. Autodidacte, il débute sa carrière en s’appropriant la manière impressionniste. À la suite de son ami Georges Seurat, il adopte dès janvier 1886 la technique de la division des tons dont il devient l’un des plus grands représentants, mais aussi le plus ardent défenseur.
L’exposition qui se tient au musée Jacquemart-André illustre le développement de la technique picturale de Signac qui se libère progressivement des théories de Seurat pour faire évoluer le néo-impressionnisme dans le sens d’une expression picturale toujours plus colorée. De ses premiers tableaux impressionnistes influencés par l’art de Claude Monet aux audacieuses compositions chromatiques de sa maturité, le parcours de Signac peut se lire comme une conquête de la couleur.
Présentant près de soixante-dix œuvres issues d’une exceptionnelle collection particulière, l’exposition « Signac, les harmonies colorées » met à l’honneur cet artiste, mais également les autres acteurs du néo-impressionnisme, éclairant ainsi l’histoire de ce mouvement artistique. Les œuvres de Georges Seurat, Camille Pissarro, Maximilien Luce, Henri-Edmond Cross, Théo Van Rysselberghe, Louis Hayet, Achille Laugé, Georges Lacombe et Georges Lemmen évoquent les multiples facettes du divisionnisme.
Accompagnant et prolongeant l’exposition, ce catalogue retrace la vie de Signac et son travail de libération de la couleur, tout en soulignant le corpus théorique du néo-impressionnisme, selon l’interprétation de personnalités artistiques très différentes.

Musée Jacquemart-André, Paris, 02/05/2021 – 19/07/2021