Vigeland + Munch. Behind the Myths

Sous la direction de Trine Otte Bak Nielsen

Actuellement indisponible

Vigeland + Munch. Behind the Myths

44,95

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Pages

304

Dimensions

27 x 22 cm

Format

Couverture reliée sous jaquette

Pour la première fois, une grande exposition va unir deux géants de l’histoire de l’art norvégienne, Edvard Munch et Gustav Vigeland. Leur oeuvre, leur évolution et leurs ambitions ayant nombre de points communs intéressants, le public découvrira de nouvelles connexions entre les deux artistes.

Les activités du peintre et graveur Edvard Munch (1863-1944) et du sculpteur Gustav Vigeland (1869-1943) couvrent la même période. Avec seulement six ans de différence d’âge, ils étaient affiliés aux même cercles et influencés par les mêmes mouvements artistiques. Et, pendant un certain temps, ils ont l’un comme l’autre vécu et travaillé à Berlin… dans des chambres voisines!

Bien que souvent mentionnés, les rapports entre Munch et Vigeland n’ont jamais fait l’objet de recherches approfondies. Nombre de gens les considèrent comme des rivaux. Cet ouvrage vise à clarifier leurs relations en présentant leurs carrières artistiques en parallèle, depuis leur entrée à l’École Royale de Dessin à Christiania jusqu’au stade où l’un et l’autre étaient des artistes établis, respectivement à Ekely et à Frogner. Le fil rouge du livre est leur évolution commune relativement au choix des motifs. Par exemple, lorsqu’ils ont entrepris de dépeindre des personnages angoissés, selon la tendance contemporaine, l’un et l’autre ont opté pour des motifs amoureux ambigus ou des motifs de mauvais augure, tournant autour du Jugement Dernier. Les oeuvres d’un jeune Vigeland encore en quête de reconnaissance sont mises en valeur dans le livre, durant une période où ses sculptures combinaient un format plus réduit et un contenu plus dramatique que celles du Parc Vigeland. A une époque ultérieure, une fascinante similitude peut être constatée entre les oeuvres des deux artistes représentant des amoncellements monumentaux de corps humains enchevêtrés, comme le tableau de Munch La Montagne humaine et la sculpture de Vigeland Le Monolithe.

Il existe ainsi de nombreuses connexions intéressantes, qui débouchent sur de nouvelles manières de considérer les deux artistes. Des influences réciproques et des sources d’inspiration communes aux similitudes thématiques et formelles. Dans certains cas, il est difficile de les distinguer l’un de l’autre, alors que, dans une perspective plus large, les différences sont flagrantes.

L’exposition étudie et souligne la perception contemporaine de Munch et Vigeland comme artistes typiques du tournant du siècle dernier. En 1894, par exemple, Sigbjørn Obstfelder écrivait avec enthousiasme que tous deux étaient des artistes “[…] dont les oeuvres expriment une vision cohérente de l’univers”. L’écrivain polonais Stanislaw Przybyszewski (1868-1927), par ailleurs, fut le premier à publier des textes sur les deux artistes à l’étranger. Dans les années 1890, il était un des pivots du milieu artistique à Berlin, où vivaient de nombreux artistes scandinaves, dont Munch et Vigeland. Przybyszewski était très emballé par les deux Norvégiens, qu’il jugeait représentatifs de l’esprit du temps.

Jusqu’à présent, les rapports de Munch avec la sculpture ont constitué un aspect relativement peu connu de son oeuvre. Après 1900, il a fait plusieurs tentatives dans ce domaine, produisant une série de sculptures de taille moyenne, en argile, plâtre et bronze. Une vaste sélection de ces oeuvres sera proposée pour la première fois au public, qui aura dès lors l’occasion de se familiariser avec les expériences tridimensionnelles de Munch. Ainsi, sa sculpture monumentale La Montagne humaine sera exposée en même temps que des modèles du Monolithe de Vigeland.

Cet ouvrage contient le texte Edvard Munch’s Works, écrit par Stanislaw Przybyszewski’s en 1894 et publié pour la première fois en norvégien et en anglais, ainsi que l’article du même Przybyszewski sur Gustav Vigeland, On the Paths of the Soul, datant de 1895.

Munch Museet, Oslo, 3 octobre 2015-17 janvier 2016

« Outre la découverte d’un sculpteur peu connu ici, l’ouvrage met par ailleurs en exergue les œuvres sculptées de Munch, un versant du travail de l’artiste ignoré jusqu’ici. » – Le Journal du Médicin / Aristide Padigreaux

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